EL CALAFATE ET PERITO MORENO

Salut les guanacos!

Ca y est, nous voilà en Amérique du sud! Après 7 mois de voyage entre l’Asie du Sud-Est et l’Océanie, on s’apprête à découvrir une autre petite partie de notre fabuleuse planète. De l’Amérique latine, on ne connait que le sud du Pérou pour s’y être rendus il y a quelques années. On avait vraiment adoré, alors on se réjouit de découvrir davantage cette partie du monde.

Qui dit nouveau continent, dit nouvelles cultures, nouveaux codes, nouvelle bouffe, nouveaux paysages, nouvelle manière de voyager, bref, tout un programme! Et on adore ça. On se sent tellement privilégiés de pouvoir parcourir tous ces pays, rencontrer tant de gens, de paysages tellement différents les uns des autres. Et tout ça à la suite en très peu temps!

Une arrivée en douceur à Punta Arenas

On choisit de commencer notre périple sud américain par la Patagonie. L’automne est déjà bien avancé ici, et on souhaite avoir accès à certaines randonnées fermées en hiver. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on n’est pas restés plus longtemps en Nouvelle-Zélande. Il n’est même pas certain que ça sera possible de marcher partout, ça dépendra de la météo, qui est réputée bien capricieuse ici. Notre première idée était d’acheter une tente et du matériel de camping en débarquant en Amérique du Sud, notamment pour pouvoir faire des treks en autonomie de plusieurs jours. Oui mais ça, c’était avant de tâter la température patagonienne: avec le froid de canard qu’il fait, on abandonne vite toute velléité de camping! Pendant que vous ressortez les affaires d’été, nous, on sort les doudounes (et oui ya une justice, on vous entend jubiler bande de coquins)! Marcher à la journée et dormir au chaud la nuit, il y a pire comme compromis ?

On débarque donc à Punta Arenas, en Patagonie chilienne, sans trop savoir ce qu’on veut faire à partir de là. On se pose quelques jours, histoire de s’organiser un tant soit peu, et de se remettre du décalage horaire de 15 heures avec la Nouvelle-Zélande! Pour la petite histoire, depuis la Nouvelle-Zélande, on est remontés dans le temps pour arriver ici. Notre DeLorean, euh vol, partait le 8 avril à 18h45 d’Auckland, pour arriver le même jour à 14h à Santiago du Chili! Ca fait une drôle d’impression…

Bien qu’elle ne soit pas spécialement esthétique, on se plait dans cette ville. Nichée au bord du détroit de Magellan, elle fait s’emballer notre imagination qui rêve aux grands explorateurs passés ici il y a des siècles. La bourgade, un peu endormie, nous met tout de suite dans l’ambiance: la musique latine résonne à tous les coins de rue, les matchs de foot sont sur toutes les télés, et ses habitants, rencontrés dans une gargotte tapissée de maillots de foot autour d’un « choripan » (sandwich chaud au chorizo) nous sont immédiatement sympathiques. Ca y est, on y est, dans cette Amérique du Sud rêvée depuis des mois, et on est excités comme des gamins un matin de noël!

El Calafate et le glacier Perito Moreno

La météo a décidé pour nous: on ne descendra pas plus au sud que Punta Arenas! C’est à contre-coeur qu’on abandonne nos idées de bout du monde à Puerto Williams, et qu’on prend la route du nord. Mais on le sait déjà, ce n’est que partie remise (avec le nombre de fois où on se dit ça, il va nous falloir au moins 2 autres tours du monde).

On prend donc un bus nous déposant à El Calafate, petite ville touristique située à environ 8h  (passage frontière compris) de Punta Arenas. El Calafate est Argentine, on ne sera donc pas restés bien longtemps au Chili!

L’intérêt d’El Calafate, ce n’est pas ses nombreux restaurants et magasins de montagne (quoi que ?). Non, son réel intérêt est d’être située tout proche de l’un des seuls glaciers au monde à ne pas reculer, j’ai nommé, el Perito Moreno!

La coupure d’électricité, le chien, le caillou et les mexicains

On n’oubliera pas de sitôt notre arrivée à El Calafate. La station de bus étant située un peu en dehors de la ville, on décide – comme souvent – de rejoindre notre auberge à pieds, histoire d’éviter le taxi et de se dégourdir un peu les jambes après les 8h de bus. Précisons qu’on arrive le soir et qu’il fait nuit.

On s’enfonce donc dans les petites ruelles un peu mortes de la périphérie, où les meutes de chiens sont de sortie, fait normal le soir. Nous les chiens, on les aime beaucoup, mais le soir, en bande, ils peuvent se montrer agressifs. Alors Sarah ramasse un gros caillou histoire de leur faire peur s’ils se montrent un peu cons. Un gros chien s’approche bien de nous, mais c’est pour s’improviser garde du corps. C’est à ce moment-là que la ville est soudainement plongée dans le noir complet par une coupure de courant générale. Imaginez: on n’y voit pas plus loin qu’à l’aveuglette (tu l’as celle-là?), on ne sait pas où on est, il n’y a pas trop de chemin, les chiens hurlent, et deux personnes à têtes de gangsters s’approchent de nous dans le noir. De quoi emballer notre imagination débordante – enfin surtout celle de Sarah, parce qu’Arnaud c’est le plus fort et il a jamais peur comme Chuck Norris. Ils sont perdus et veulent se joindre à nous pour trouver le chemin. Mouais c’est ça, tu veux pas plutôt nous détrousser dans une ruelle? Ah ben non, c’est juste des touristes mexicains qui ont encore plus peur que nous de rentrer seuls dans le noir. Voilà donc notre premier contact avec El Calafate, dans le noir total, en compagnie d’un gros chien, de deux mexicains et un gros caillou à la main.

Visite au glacier

Le lendemain après-midi, de jour cette fois, on part à la rencontre du fameux glacier Perito Moreno. Une petite heure de route est nécessaire pour rejoindre les lieux. Sur place, de nombreuses passerelles ponctuées de points de vues permettent d’observer le monstre sous toutes les coutures: par en bas, par en haut, de près, de loin, bref, on n’en rate pas une miette! On passera pas loin de 4h à se balader et à prendre des photos, médusés par la beauté du Perito Moreno. Le contraste entre les couleurs orangées de l’automne et le bleu du glacier est saisissant. Pour en ajouter encore au spectacle, de gros pans de glace se décrochent régulièrement du glacier pour tomber dans l’eau, produisant un bruit impressionnant et de grosses vagues dans le lac.

Le glacier est tellement grand qu’il est impossible de le prendre en photo en entier, il est donc difficile, comme toujours d’ailleurs, de rendre compte fidèlement de sa beauté à travers les photos. Mais voilà de quoi vous en donner une idée, et vous donner envie de prendre un billet d’avion peut-être?

Cette journée est rendue encore plus spéciale pour nous, car on fête nos 9 ans de vie commune (rhô mais oui, c’est si chou). Pas mal comme cadeau non? C’est à cette occasion qu’Arnaud goûte pour la première fois la viande argentine, qui mérite sa réputation selon lui.

C’est quoi la suite?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que pour un premier contact avec la Patagonie, ça envoie du lourd! Alors on se lance dans la suite du programme avec entrain. On va continuer à remonter l’Argentine, en s’arrêtant pas très loin d’El Calafate, à El Chalten exactement. Ce petit village n’a rien d’incroyable en soi, mais il est le point de départ de nombreuses randonnées, et surtout il se trouve « aux pieds » du célébrissime Mont Fitz Roy. C’est à son image qu’on pensait en rêvant de Patagonie, alors autant vous dire qu’on est pressés de le rencontrer ?

Bisous et rouflaquettes

4 Comments

  1. Hello les Robinsons ! Notre bon vieux glacier d’Aletch fait bien pâle figure à côté de ce Perito Moreno ! Mais il est de toute beauté et les 1ères images de l’Amérique du Sud sont magnifiques! Au plaisir de vous lire bientôt ! Gros becs

    • Le monde autour

      C’est deux styles différents, mais au Perito Moreno vous n’y êtes pas, alors le glacier d’Aletsch le surpasse pour nous! Gros bisous à vous tous

  2. Nico

    Salut les barbus (je dis pas ça pour toi Arnaud)
    Content que vous alliez bien, nous suivons toujours vos aventures depuis l’Alsace.
    A+ et profitez bien!
    😉

    • Le monde autour

      Salut les grands dadais (Synon. ballot, benêt, cruche, dandin, godiche, nigaud) Je dis pas ça pour vous Agathe et Nathan!
      Merci les copains alsaciens! On espère que vous êtes bien installés dans votre nouveau palace, on se réjouit de venir visiter, et surtout de s’envoyer une bonne carpe frite en votre compagnie. Des gros becs

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