ILE DU NORD

Salut les Hobbits,

Ayant tourné le dos au sud de la Nouvelle-Zélande en ferry, on débarque à Wellington, capitale du pays au sud de l’Ile du nord. N’étant toujours pas devenus fans de villes, on trace tout droit en direction du nord jusqu’à notre premier arrêt important à National Park.

Itinéraire île du nord

Tongariro Alpine Crossing, ou une journée en Mordor

Ce qui nous amène dans la région, c’est la plus célèbre randonnée du pays. Ce qui la rend si attractive, outre la beauté des paysages traversés, c’est sa proximité avec le volcan Ngauruhoe, qui n’est ni plus ni moins que la montagne du Destin du Seigneur des Anneaux! Il nous était impensable de passer si proche sans aller voir ça de plus près.

L’inconvénient de cette randonnée, c’est qu’elle ne fait pas une boucle et demande donc un minimum d’organisation. Trois possibilités s’offraient à nous: la première, on réservait une navette qui venait nous chercher et nous ramenait à notre camping le soir. La seconde, on parquait à l’arrivée du trek et on prenait une navette qui nous amenait au départ. En sachant que ces navettes coûtent assez cher, on a également étudié une troisième possibilité, qui était de monter et de redescendre du même côté de la montagne, mais la plus belle partie de la rando étant le début, et le parking situé au début du trek étant limité à 4h, ce n’était pas suffisant pour profiter pleinement. On a donc choisi la deuxième option, soit de parquer à l’arrivée dans le parking sécurisé de la compagnie auprès de laquelle nous avons réservé la navette nous amenant au début du parcours. On ne vous a pas encore perdu? Tant mieux, parce que c’est maintenant que ça devient intéressant ?

C’est donc de bon matin qu’on quitte notre nid douillet pour nous rendre à l’arrivée du parcours. A 6h30 tapantes, dans la nuit, notre navette démarre. Au bout de 15 petites minutes de route, ça y est, elle est là, on l’aperçoit enfin sur notre gauche: la montagne du Destin! Cette vision du volcan aux premières lueurs de l’aube est hypnotisante. On n’arrive plus à en détacher nos yeux. L’impatience monte, et on débarque enfin à l’entrée du sentier.

Malheureusement, notre excitation retombe aussi vite qu’un soufflé: la foule est juste hallucinante! Attention, on ne vous parle pas de quelques dizaines, mais bien de centaines de personnes qui s’élancent en même temps sur le sentier. C’est donc à la queue-leu-leu qu’on débute la rando, en espérant que ça s’espacera au fil des heures. Et ben non! On va marcher 7h durant, les uns derrières les autres. Et on a été hallucinés par l’attitude de la plupart des gens, surtout des plus jeunes (oui, c’est nous les vieux cons maintenant, merde, on ne l’avait pas vu venir celle-là!) Imaginez le tableau: ils couraient presque, pour on ne sait pas trop quoi, ne prenant même pas la peine de s’arrêter pour prendre des photos. Ils prenaient leurs photos sans s’arrêter de marcher! Et on ne vous parle même pas de ceux faisant profiter tout le monde de leur musique à fond…

Alors on savait qu’il y aurait du monde hein, on est pas complètement à la rue non plus, mais jamais on aurait imaginé ça. Honnêtement, bien que le parcours soit magnifique, on a eu de la peine à en profiter. Si on aime tant la randonnée, c’est parce qu’elle nous rapproche de la nature, de ses sons, ses odeurs, de ses merveilles. Et là, on était juste à mille lieues de tout ça. Bon, on vous montre quand même quelques jolies photos, parce que c’était très beau malgré tout.

Wai-O-Tapu

Après s’être dégourdis les jambes, on part à la découverte de la région géothermique du pays. On choisit pour ça de visiter le site de Wai-O-Tapu. Histoire d’éviter la déception du Tongariro Alpine Crossing, on s’y rend dès l’ouverture. Et pour le coup, c’est une super idée parce qu’on a quasiment le site pour nous seuls. En sortant du véhicule, l’odeur d’oeuf pourri du souffre si reconnaissable nous chatouille les narines. On est également surpris en bien par la taille du site et tout ce qu’il y a à voir.

Il s’agit d’une zone extrêmement active, et de nombreux petits lacs s’y sont formés, de différentes couleurs en fonction des minéraux remontant avec l’eau. La croûte terrestre est très mince ici, ce qui explique la forte activité géothermique de la région.

Coromandel

On se rend sur cette péninsule située au sud-est d’Auckland, sans trop savoir à quoi s’attendre. Et on en prend plein les yeux! Les collines verdoyantes plongeant dans le bleu azur de l’océan nous laissent sans voix (et ça, c’est rare ?). Pour ne rien gâcher, le temps s’est cette fois amélioré pour de bon, et on ressort les shorts/t-shirts!

C’est ici qu’on choisit de goûter à l’une des spécialités incontournables de la Nouvelle-Zélande, à savoir les moules vertes. Alors on vous rassure, c’est leur coquille qui est verte, pas le reste. En plus de leur couleur inhabituelle pour nous européens habitués aux moules du bouchot noires, on remarque tout de suite leur taille énorme! Allez, on se lance… et c’est un pur régal!

Passage par la quatrième dimension

Au nord de la péninsule, on tombe sur un endroit ahurissant, un peu difficile à définir, mais qu’on nommera « sanctuaire pour cochons ». Si si, vous avez bien lu. Cette espèce de terrain vague, ou cimetière pour voitures, tenu par deux frères pour le moins originaux, abrite environ 70 cochons plus ou moins en liberté, ainsi que des poules. Pour reprendre les mots des deux frangins: « Ici, les cochons c’est des copains, pas de la nourriture ». Autant vous dire qu’on a bien rigolé, et les « copains » sont visiblement habitués aux caresses: à peine on leur touche la tête qu’ils se laissent tomber sur le flanc pour qu’on leur gratte le ventre!

Northland

La région du Northland, qui comme son nom l’indique est la pointe nord de l’Ile du nord de la Nouvelle-Zélande, représente déjà notre dernière étape dans ce magnifique pays. Ce n’est de loin pas la région la plus visitée du pays, et on se demande bien pourquoi, parce que c’est superbe (mais bon, comme partout dans ce pays)! C’est une bien belle manière de terminer notre périple néo-zélandais. Surtout qu’on ne l’a pas visité seuls…

Mermaid pools

En montant en direction de la pointe nord, on marque un bref arrêt du côté de Matapouri Bay, pour aller voir les Mermaid pools. Ces bassins ne sont atteignables qu’à marée basse, on s’y rend donc en fin d’après-midi ce jour-là. On doit traverser une plage et crapahuter un moment dans la forêt pour aboutir de l’autre côté, de retour sur la côte. Ces piscines d’eau de mer formées par les rochers, à l’eau translucide, valent bien la grimpette dans la forêt pour les atteindre!

Le camping sauvage, c’est pas trop mal!

Bay of ilslands en bonne compagnie

Prochain arrêt: La baie des Iles, à Paihia exactement. Cette petite bourgade a des allures de village de vacances, et c’est ma foi bien agréable. Il y a même un glacier Mövenpick! Après 7 mois sans avoir vu de près ou de loin une vraie glace, on ne se fait pas fait prier pour se jeter dessus. Miam!

En fin de journée, c’est autour d’une petite bière avec vue sur mer qu’on retrouve notre pote Joël, en voyage depuis un bout de temps lui aussi. Il vient tout juste d’arriver en Nouvelle-Zélande, et on a prévu de passer quelques jours ensemble!

Le lendemain, c’est donc à trois qu’on part à la découverte de cette fameuse Baie des iles, grâce à une grande boucle à pied et en bateau. On commence par une petite traversée en bateau qui nous amène de Paihia à Russel. De là, on marche quelques heures dans des décors très changeants, entre bord de mer, forêts, passerelles et même bords de route! Puis on embarque sur un bac de Okiato à Opua, pour terminer la balade par une dernière petite tirée de marche en bord de mer jusqu’à Paihia. C’est une très jolie manière de découvrir la région, d’autant qu’on est peu habitués à marcher sur le littoral.

Cap Reinga

Cap enfin sur le Cap Reinga (haha), l’extrême nord de la Nouvelle-Zélande. C’est également le lieu de rencontre de la mer de Tasman à l’ouest et l’océan pacifique à l’est. Et on ne regrette absolument pas la longue route nécessaire pour y aller depuis Auckland, le décor en vaut vraiment la peine. Comme si ça ne suffisait pas, on passe la nuit dans un magnifique campement en bord de mer. Et on en profite pour fêter comme il se doit notre fin de séjour et le début de celui de Joël. Jo, si tu lis ces lignes, ce fut un plaisir de faire un bout de route avec toi. Bon vent l’ami, et à la r’voyure pour une petite fondue à Genève!

Nouvelle-Zélande, Océanie, c’est déjà fini!

Ces deux mois et demi passés en Océanie nous ont permis d’avoir un petit aperçu de ce fabuleux continent. Et quelque chose nous dit que ce n’est pas la dernière fois qu’on y met les pieds. Après l’Australie, la Nouvelle-Zélande nous a soufflés par la diversité de ses paysages, le calme qui y règne, et son côté sauvage et nature qu’on aime tant. Dire qu’on a failli ne pas venir! L’Océanie n’était en effet pas du tout prévue dans nos plans de voyages initiaux. Jeter le budget au feu et venir faire un tour par ici est peut-être la meilleure idée qu’on ait eue de ce voyage ?

C’est quoi la suite?

Comme on vous le disait dans le précédent article, pour pouvoir embarquer dans notre avion pour la Nouvelle-Zélande, on a plus ou moins été obligés de prendre un billet pour l’étape suivante. Ce billet, il nous emmène à Punta Arenas, en Patagonie Chilienne!

On se réjouit énormément de débarquer encore une fois sur un nouveau continent, et d’explorer une partie de l’Amérique du Sud! Cela signifie aussi le retour au voyage sac à dos, en transports locaux, d’auberge en auberge.

Alors on vous dit hasta luego pour de nouvelles aventures ?!!!

4 Comments

  1. Bonjour les Robinsons ! Toujours aussi captivants vos documentaires, de vrais reporters ! J’adore vous lire et Anaïs adore vos photos ! On attend vos aventures sud-américaines avec impatience! Profitez bien de cette belle nature, on vous embrasse fort. Les Parietti

    • Le monde autour

      Salut tata et tonton et petite cousine! Contents d’avoir une lectrice aussi jeune 🙂 Gros bisous à vous tous et surtout à la nouvelle trentenaire!!

  2. Nico.Ch

    Hi,
    Que de bons souvenirs de revoir ces photos des NZ.. et les moules vertes <3 !! Ces campings surréalistes dans ces paysages impressionnants
    Profitez bien de la suite!
    Bec

    • Le monde autour

      Hey mais salut! On a souvent pensé à vous, on comprend que vous ayez autant aimé! Il faudra y amener la petite Léna quand elle sera en âge de goûter les moules 😉 Gros becs à vous trois

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