ILE DU SUD

Salut les manchots!

Non non, on ne vous a pas oubliés, mais les néo-zélandais semblent être restés à l’âge de pierre en ce qui concerne le wifi! C’est donc avec un peu de retard, mais toujours beaucoup de plaisir qu’on vous livre nos aventures chez les kiwis.

Après avoir quitté le brûlant été australien, on s’apprête donc à débarquer dans l’automne néo-zélandais, sur l’ile du sud, à Christchurch précisément. Mais on a bien cru qu’on n’y arriverait pas! On s’explique:

A l’aéroport de Perth, d’où on doit quitter l’Australie, on arrive heureusement bien en avance pour notre vol de nuit en direction de la Nouvelle-Zélande. Au moment de procéder au check-in, le couperet tombe: ils refusent de nous laisser embarquer sans billet d’avion prouvant notre sortie du territoire néo-zélandais! Parce qu’évidemment, on n’a pas encore organisé la suite du voyage, préférant se laisser la liberté de construire notre itinéraire au fur et à mesure en fonction de nos envies du moment. Du coup, gros coup de chaud! Si on avait anticipé, on aurait pu trouver une solution à moindres coûts, mais on avait oublié que ce document pouvait être demandé – ça ne nous est pas arrivé une seule fois depuis le début du voyage. Mais là, plus le temps, il faut réagir vite si on veut embarquer. Dans le stress, en espérant qu’il nous reste suffisamment de 4g australienne (ben oui, il n’y a pas de wifi à l’aéroport, ça n’aurait pas été drôle sinon) et de sous sur notre carte de crédit, on se retrouve à réserver un vol pour le sud du Chili, dans un mois. On se représente au check-in avec le sésame en mains, et les portes de la Nouvelle-Zélande s’ouvrent enfin à nous. Ouf!

En arrivant à Christchurch, on en profite pour visiter la ville durant deux jours avant de prendre possession du van qui nous emmènera à la découverte du reste du pays. L’atmosphère y est très agréable, paisible et joviale. On peut néanmoins voir partout les stigmates des tremblements de terre dont a été victime la ville, ce qui lui donne un étrange aspect de cité en construction. Sinon, les kiwis semblent être au moins aussi adorables que les australiens.

On the road again! Ou l’histoire d’un faux départ…

Dimanche 11 mars, on arrive tout fous à l’agence de location où on doit récupérer notre véhicule/maison. On le voit, il nous attend là sur le parking, il est si beau, si grand! Mais oui mais en fait non. Il est bien prêt au départ, mais ce malin nous a fait des cachotteries. Il a rdv chez le garagiste demain pour un check-up complet!

Et oui, l’agence nous annonce qu’on peut le prendre mais qu’on doit le ramener demain matin car il doit passer un contrôle de sécurité. Mouais, vous auriez pas pu nous prévenir avant, histoire qu’on puisse s’organiser en conséquence? Ou sinon, vous auriez pas pu faire le contrôle avant, non? Bref, on rit jaune – avec le coup de l’aéroport ça commence à être compliqué cette Nouvelle-Zélande-, et on négocie. C’est qu’on n’a juste pas envie de trainer dans les alentours! Après quelques coups de téléphones, ils nous trouvent finalement une solution qui nous convient mieux: ils nous remboursent une journée de location, nous prêtent une voiture et nous amènent le bus demain où on veut. Ok, c’est honnête, on prend!

Nous voilà donc sur les routes, en voiture, en direction du lac Tekapo où on dormira dans un Bed and Breakfast. Pas tout à fait ce qui était prévu, mais c’est aussi ça le voyage ☺

Itinéraire de l’île du sud

Lacs Tekapo et Pukaki (Kamoulox!)

Après une bonne nuit dans un BnB à la ferme, on part découvrir le lac Tekapo. Une petite grimpette de 45 minutes nous amène à un observatoire d’où on a un joli point de vue sur le lac.

On se dépêche de redescendre pour ne pas rater notre rendez-vous. Cette fois, ça y est, il est vraiment à nous pour le mois à venir! Affectueusement surnommé « le gros veau » en rapport à la puissance de son moteur et de sa taille, on vous présente notre maison néo-zélandaise.

Et ouais les gars, cette fois on fait pas dans la dentelle: douche et toilettes intégrés, chauffage au gaz, jacuzzi, salle de cinéma, carnotzet et terrain de tennis (bon ok ça c’est dans nos rêves), le grand luxe! Et tout ça au même prix qu’un plus petit bus moins équipé dans d’autres agences, alors on n’allait pas se gêner. Comme quoi, passer des heures à fouiner sur le net ça paie parfois ?

Bref, l’engin récupéré, on part pour notre deuxième balade de la journée, à la rencontre du Mont Cook, le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande. Alors non, on ne va pas le gravir, mais juste s’en rapprocher un peu (rhô les feux de paille!). Ca souffle, y fait froid, s’en est bel et bien fini des chaleurs australiennes. Mais on est ravis, quel paysage! Ca commence très fort, et ça promet pour la suite.

On termine la journée dans notre premier campement néo-zélandais, gratuit, au bord du lac Pukaki et de ses eaux bleu turquoise. Comme le van est auto-suffisant, on peut camper dans beaucoup d’endroits gratuits pas autorisés sinon. Youpie!

A la chasse aux éléphants et aux manchots

Hein? Des éléphants en Nouvelle-Zélande? Oui… mais alors avec beaucoup d’imagination! On fait un petit détour pour aller voir cette plaine rocheuse nommée Elephant rocks. C’est beau, mais on veut bien prendre la même chose que le mec qui y a vu des éléphants, parce qu’il devait être bien high!

Notre prochaine découverte est un peu inattendue. On avait entendu dire que le pays était habité par un manchot endémique menacé, le manchot à oeil jaune (ou manchot antipode). On s’était dit qu’il serait donc très difficile d’en voir. Mais que nenni! En se renseignant un tout petit peu, on réalise que c’est en fait assez simple. D’ailleurs, l’un des endroits les plus connus pour ça voit une colonie traverser une route tous les soirs lorsque ses membres rentrent de leur dure journée de chasse en mer. Malheureusement, c’est apparemment un triste endroit où les gens les font paniquer et les mettent en danger pour le selfie parfait. Le touriste-blaireau frappe encore!

Du coup, vous commencez à en avoir l’habitude, on passe notre chemin et on cherche un autre endroit, où on ne risque pas de repartir plus énervés qu’enchantés. Après quelques recherches, on trouve notre bonheur: une petite réserve où les manchots sont protégés, au bout d’une route gravillonneuse de quelques kilomètres, où il est possible d’en observer en arrivant au bon moment. Et il faut croire qu’on arrive au bon moment, car on a la chance de tomber sur plusieurs spécimens ? Malgré la pluie, on est comme des gamins à les regarder sortir de l’eau et marcher pour s’installer sur la côte. Qu’est-ce qu’ils ont l’air gauches hors de l’eau!

En plus des pingouins, on tombe quasi nez à nez avec une colonie d’otaries à fourrure entrain de faire la sieste. On est conquis!

Les Catlins

Notre route nous mène ensuite dans cette région située au sud de Dunedin qui s’étend le long d’une côte sauvage. On peut parfois y apercevoir des dauphins, mais on n’en verra pas. On ne peut pas avoir de la chance à tous les coups! Cela n’enlève rien à la beauté sauvage et brute des lieux, entre forêts enchantées où on s’imagine un lutin (ou un Hobbit?) caché derrière chaque arbre, et côte venteuse nous montrant toute la puissance de l’océan.

Une petite croûte aux champignons?

Parc national de Fiordland

Là, c’est un gros morceau les amis. Cette région est probablement l’une des plus touristiques de Nouvelle-Zélande, mais on n’a pas mis longtemps à comprendre pourquoi.

Après un arrêt obligatoire dans la ville de Te Anau pour faire le plein de nourriture et d’eau, on s’enfonce dans le parc national de Fiordland, une vallée entourée de montagnes spectaculaires. Tout au bout de cette vallée, se trouve Milford Sound, le fjord le plus accessible du pays. Il est possible de le découvrir durant une petite « croisière » de 2h, mais il faut dire ce qui est, ils se font plaisir avec les prix et la foule qui s’y rend est impressionnante et ne donne pas très envie. Du coup, on décide plutôt de découvrir ce parc national par la terre, à la force de nos jambes!

On passe la nuit dans un magnifique campement avec les montagnes en pleine face. Par contre, les 2° à l’intérieur du van pendant la nuit, on les a bien sentis! Sarah en a carrément rêvé qu’elle dormait dans un igloo, c’est vous dire ?

Randonnée à Gertrude-Saddle

On se réveille frigorifiés donc, et c’est avec difficulté qu’on s’extirpe des couvertures avant le lever du soleil. C’est qu’on veut arriver au point culminant de notre randonnée du jour avant que les nuages ne s’amoncellent et nous obstruent la vue, ce qui ne manque pas d’arriver en début d’après-midi apparemment. Ca faisait bien longtemps qu’on n’avait pas gratté le givre sur un pare-brise tiens.

On nous a annoncé une randonnée difficile nécessitant de bonnes compétences en orientation en montagne. Mouais, on a de la peine à y croire vu le monde qui semble emprunter le chemin! Bref, on se met en route, et la marche commence tout juste à nous réchauffer quand on débouche au bord d’une rivière nous bloquant le passage. De l’autre côté, un type entrain de remettre ses chaussettes… Ok, on a compris, quand faut y aller, faut y aller. C’est comme ça qu’on se retrouve à 8h du matin, par 3°, à patauger dans l’eau d’une rivière de montagne. Mais le clou du spectacle, c’est quand on a compris, quelques centaines de mètres plus loin, que ce petit bain de pieds n’était en aucun cas nécessaire et parfaitement évitable en contournant le coude de la rivière. BOULETS!!! (On se console comme on peut en se disant que toutes les personnes rencontrées ont fait pareil).

Après ce léger contre-temps, la marche grimpe sec sur un terrain irrégulier – de quoi réveiller nos pieds engourdis -, mais rien de bien compliqué par temps sec. Et l’effort en vaut largement la peine, car en arrivant au sommet, on en a le souffle coupé: une vue à 360° sur les montagnes, avec le fjord en arrière plan. C’est grandiose, et on ne regrette pas d’avoir choisi cette voie plutôt que celle de la mer.

En fin de journée, on pousse tout de même jusqu’au bord du fjord pour le voir de plus près, et décider si on se paie la croisière ou pas. C’est véritablement splendide, mais on préfère quand même marcher et profiter du beau temps pour explorer davantage la région par la terre. Et puis la surchauffe du moteur en remontant le col nous fait comprendre qu’il vaut mieux ne pas y retourner!

Key Summit

Comme on n’en a pas assez, on remet ça le lendemain avec une autre randonnée. Mais il faut croire qu’on était un peu trop chanceux avec le temps, et c’est dans le brouillard qu’on arrive au sommet cette fois. Pour la vue, on repassera!

En haut ce qu’on était censés voir, en bas ce qu’on a vu

Lacs Wanaka et Hawea

Notre route nous conduit ensuite dans la région d’Otago, au bord de ces deux lacs entourés de montagnes. La route les longe l’un après l’autre, et on ne se rend même pas compte des kilomètres qui défilent tant c’est enchanteur.

On assiste à la réalisation du prochain blockbuster ?

Depuis qu’on est partis, on a d’ailleurs l’impression de passer notre temps dans les décors du Seigneur des anneaux. Et oui, c’est la Nouvelle-Zélande que Peter Jackson a choisie pour incarner les paysages imaginés par Tolkien!

Le meilleur camping de Nouvelle-Zélande

Le long de la route, on passe une nuit dans un camping à la ferme, où le propriétaire nous offre un paquet de friandises à donner à ses bêtes. On s’en donne à coeur joie avec les moutons, les lamas et les chèvres! De vrais gamins.

La gaille à la tchoupe qui r’bique!

Il pleut il pleut bergère

Les jours suivants, le temps se gâte méchamment. Plutôt que d’attendre que ça passe, on décide de tracer la route jusqu’au nord de l’ile du sud, et de laisser de côté les autres randonnées qu’on avait prévues (ça sera pour une prochaine fois hihi). On profite d’une rare éclaircie pour s’arrêter à Pancake rocks, ces rochers érodés par les vagues ayant une forme rappelant une pile de pancakes.

Parc national Abel Tasman

Au bout de 4 jours, ça se calme enfin, mais de nombreuses routes sont fermées à cause de glissements de terrain. On passe l’après-midi à se promener dans le célèbre et magnifique parc national d’Abel Tasman.

Marlborough sounds

On termine notre découverte de l’ile du sud dans cette splendide région proche de Picton. On est totalement sous le charme, et on serait bien restés quelques jours à glander en bord de mer. Mais on a le ferry à prendre pour rallier l’ile du nord, alors on se bouge!

L’ile du sud, une réputation méritée

Malgré la pluie nous ayant empêché de voir certains endroits, on est tombés totalement sous le charme du sud de la Nouvelle-Zélande. La nature est d’une beauté époustouflante, c’est simplement beau partout! On a trouvé que ça ressemblait un peu aux campagnes suisses, mais peut-être que c’est parce que ça fait trop longtemps qu’on n’a pas vu de vaches dans des champs verdoyants ?

On adore toujours voyager en bus aménagé et la liberté supplémentaire que ça procure: on va où on veut, quand on veut, sans se préoccuper d’horaires ou de tracés de bus. Et ya pas à dire, changer de vue chaque jour, ça donne un petit cachet à son domicile!

Comme à la maison!

C’est quoi la suite?

On met le bus sur le ferry pour une belle traversée du détroit de Cook et on part à l’assaut de l’ile nord de ce beau pays. Elle a la réputation d’être moins jolie et moins sauvage que sa voisine sud, mais semble avoir quelques jolies perles à offrir!

A plus dans le bus!

4 Comments

  1. Salut les globes trotters !!
    C’est tellement bien écrit que je m’évade chaque fois un peu avec vous …..
    Les photos et ces paysages sont magiques et magnifiques….. vivement la suite hihihi ….
    je pense souvent à vous et attend tjrs de vos nouvelles avec impatience c’est trop génial votre expérience !
    Je vous souhaite bonne suite et à tout bientôt
    Bisous tout doux

    • Le monde autour

      Coucou Marika! Merci beaucoup, ça fait plaisir et on est contents de vous faire voyager un peu avec nous 🙂 Grosse bise

  2. Bonjour les Robinsons vous allez bien on dirait…mais Arnaud aura du mal à passer les douanes avec sa grande barbe ?. Comme à chaque fois, vous images sont splendides et nous, on rêve…la Nouvelle Zélande, trop beau et très sauvage ! Merci de nous faire partager et gros bisous à vous deux. Les Parietti

    • Le monde autour

      Ouf, il est passé! En Amérique du sud, il passe plus inaperçu qu’en Asie ? Gros bisous à vous tous

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