SUD-OUEST

Salut les kangourous!

Si vous avez lu notre dernier article (non? scandale!), vous savez qu’on a craqué le slip et qu’on s’est payé un billet d’avion pour l’Australie. La décision s’est prise complètement à l’arrache, et on a eu un gros coup de chaud pour trouver un van encore disponible sous une semaine. Il faut savoir qu’il est recommandé de s’y prendre 6 mois à l’avance… Vous voyez le tableau? Du coup, on commence notre séjour australien en louant un appartement une petite semaine à Perth, histoire de comprendre ce qui nous arrive et d’organiser un peu la suite des réjouissances.

Perth ou la première approche de l’Australie

Alors autant vous le dire tout de suite, on n’a pas énormément visité Perth et les environs. On s’est comme qui dirait pris une énorme claque en débarquant. Punaise ce que ça fait bizarre de se retrouver là après 5 mois passés en Asie du Sud Est, qui plus est sans s’y être préparé.

Premier choc: on sort de l’aéroport, personne ne nous saute dessus. Mais, ils sont où les dizaines de taxis? Et les vendeurs de cartes sim? Et puis la circulation organisée, les rues nickelles sans poules, la petite banlieue chic, l’anonymat. Mais le pompon, c’est notre logement. Un appartement avec une cuisine, et même une machine à laver le linge! On n’aurait jamais cru qu’il était possible d’être si content de faire la lessive ?

On n’oublie pas l’essentiel, go Roger!

On profite à fond de ce confort retrouvé pour se reposer (vous ne nous croyez peut-être pas, mais ça fatigue des fois le voyage au long cours ?), assimiler toutes ces “nouveautés“, faire de l’admin et préparer un peu la suite du voyage. Mais on prend quand même une journée pour se promener dans Perth, qu’on a trouvée bien agréable pour une grande ville. C’est la ville de plus d’un million d’habitants la plus isolée du monde!

Originaux, les canards australiens

Feu gaz on the road!!!

Le 1er février, on quitte déjà notre petite vie de banlieue pour prendre possession du bolide qui nous conduira à la découverte de la côte ouest australienne pour les 5 semaines à venir. On a un peu l’impression de faire une infidélité à notre Emile bien aimé, bus VW de son état, qui attend bien sagement notre retour dans un garage à Courtedoux (promis Emile, ce Toyota Australien ne te remplacera pas dans nos coeurs).

Heureusement qu’on est un peu minutieux et qu’on vérifie tout avant le départ, parce que ces gnolus à l’agence ont réussi à nous refiler un bus sans bouteille de gaz et muni de planches à la mauvaise taille pour faire le lit… On aurait eu l’air malins perdus dans le bush, à dormir par terre et sans pouvoir cuire nos patates!

Bref, après ces quelques ajustements, la bête rugit d’excitation pour le grand départ (le bus, pas Arnaud… quoi que)! Nous voilà sur la route, direction le sud-ouest pour commencer!

A peine 5 minutes après avoir démarré, on tombe dans un bouchon. On se demande ce qu’il se passe jusqu’à ce qu’on comprenne que c’est un barrage de police: ils font souffler dans le ballon absolument tout le monde! Un jeudi, à 13h. Heureusement qu’Arnaud n’en était qu’à sa huitième binche de la journée ?

Le sud-ouest

Alors non, on ne parle pas d’Hossegor et Biscarosse, pour ceux qui ne suivent pas (si si toi là-bas au fond on t’a vu sur ton natel).

Voilà de quoi vous faire une idée de cette première partie de notre itinéraire:

Wave rock

On se rend rapidement compte que les distances sont absolument énormes dans ce pays. Des centaines de kilomètres de ligne droite à n’en plus finir. Et c’est beau! Du coup, on doit procéder par étapes. On passe notre première nuit dans un sympathique petit campement en retrait de la route. De quoi nous donner l’occasion de faire gentiment connaissance avec les oiseaux locaux (cacatoès et perruches en l’occurence), et avec nos premiers rangers. Qui nous réveillent à 7h du matin en cognant contre les vitres du bus comme s’ils voulaient les briser à mains nues. Tout ça pour vérifier qu’on a bien payé notre droit de camping. Ok, ça rigole pas dans le coin! Note pour la suite: toujours déposer le reçu de paiement sur le pare-brise, à moins d’avoir besoin d’un réveil matinal gratos et local…

Après cette sympathique rencontre, on taille la route en direction de Wave Rock, qui est… ben une vague en pierre, quelle surprise! Y sont forts ces Australiens quand même. En granite pour être exacts, formée par l’érosion au fil de ses 60 millions d’années d’existence.

Pour rejoindre la côte sud (Wave Rock étant dans les terres), on doit marquer un arrêt d’une nuit. On en profite pour se lancer dans notre premier camping sauvage. C’est autorisé en Australie pour autant qu’il n’y ait pas de panneau d’interdiction. On se trouve une jolie place en plein bush, qu’on rejoint par une route en graviers, alors qu’on n’est pas censés en emprunter, n’étant assurés que sur les routes bitumées. Deuxième jour, bravo les gars, et le sens des responsabilités on le met à la poubelle? Mais qu’est-ce qu’on fait bien de jouer les fous-fous: seuls au monde, en pleine nature, avec un petit feu de camp et nos premiers kangourous, on se sent comme les rois du monde! Bien joué!

Cape Le Grand National Park

Cape Le Grand, c’est un peu l’étape incontournable de la région. Ce parc national est en effet réputé pour abriter la plage au sable le plus blanc d’Australie, Lucky Bay. Et ben on confirme! C’est sublime, et les kangourous se promenant dans le camping et sur la plage rajoutent une touche surréaliste au paysage.

Outre cette plage longue de plusieurs kilomètres, on fait une promenade dans le parc qui nous conduit à une autre plage, qui n’a rien à envier à sa grande soeur.

L’Australien, c’est en 4X4 qu’il va à la plage. Economie en linge de plage!

Fitzgerald River National Park

Après les plages de sable blanc, les côtes rocheuses. Différent mais tout aussi beau. Le gros serpent qu’on a failli écraser en s’y rendant nous rappelle qu’ici on ne rigole pas avec la faune…

Région de William Bay

Cette partie du voyage, entre Albany et Pemberton, regorge de petites perles. 

Elephants rock, les éléphants australiens ?

En marchant sur ce gentillet chemin menant à la plage, on a eu une belle frayeur: un serpent de 2 mètres ayant visiblement la même idée que nous. Inutile de vous décrire le bond en arrière qu’on a fait, en sachant que les serpents dans le coin c’est pas des rigolos. Bon, on avoue qu’il a eu aussi peur que nous et qu’il est reparti aussi sec d’où il venait!

Pemberton

On change de décor en s’enfonçant un peu dans les terres, à la découverte des forêts de Karri, ces gigantesques eucalyptus. Il est possible d’en escalader certains à l’aide d’échelons plantés dans le bois. L’occasion d’observer les alentours perchés à 53 mètres de hauteur!

Leeuwin-Naturaliste National Park

On remonte gentiment la côte en passant par le Cape Naturaliste pour aller voir des raies. Rhoooo mais non, pas des raies comme ça bande de coquins, des stingrays, dans l’eau!

Hamelin Bay est effet connue pour abriter une population importante de stingrays. Elles sont protégées ici, et on a la chance d’en observer plusieurs, dont une énorme. Elles nagent tout au bord de la plage! Par contre, les touristes chinois dans l’eau, les entourant pour les retenir et les toucher, c’est une image dont on se serait bien passé…

Sur le parking pour s’y rendre, on assiste à un autre spectacle: une famille de chinois enfermée dans sa voiture, en plein soleil, moteur allumé et clim à fond entrain de piquer un roupillon! On aura tout vu. Destruction de l’environnement, c’est une matière enseignée à l’école en Chine? Ou seulement une recommandation du gouvernement à ceux qui voyagent peut-être. On est durs, mais on a assisté à tellement de scènes comme celles-ci que notre tolérance s’amenuise honteusement…

Après une nuit passée dans un magnifique campement avec table de pique-nique et foyer fourni à chaque place, on termine notre visite de ce parc national. On se rend à Injidup Natural spa, des piscines naturelles dans les rochers où l’eau s’engouffre par vagues pour former une espèce de spa. Pas de baignade pour nous, ça caille un peu trop (les lopettes).

On termine par cette petite baie, où on a l’impression d’être en Méditerranée, avec les petites criques bordées de pins.

Peppermint Grove Beach

On passe notre dernière étape dans le sud-ouest en bord de plage, bondée comme vous pouvez le constater.

Les aventures de Skippy 

Durant ce début de voyage, on eu la chance d’être accompagnés par notre nouveau copain, la star australienne Skippy le kangourou et sa famille. Voici une petite rubrique photo dédiée à ses vacances!

Skippy cherche une place de camping

Skippy fait un barbeuc

Skippy fait la vaisselle

Skippy s’occupe de son 4X4

Skippy à la plage

Skippy fait la sieste

Le sud-ouest, on en a pensé quoi?

Cette région a de quoi ravir les amateurs de nature sauvage que nous sommes! Quoi de mieux pour débuter notre découverte de l’Australie qu’une faune abondante, des plages de rêve, des côtes sauvages à souhait et des forêts d’arbres majestueux? Ce qui est certain, c’est qu’on en a déjà pris plein les yeux et plein le coeur. Les australiens sont, pour ne rien gâcher, relax, naturels, simples et accueillants. Ouhhhh mais dites-moi, ça commence à ressembler à un coup de coeur tout ça non?

C’est quoi la suite?

On repasse Perth pour partir à l’assaut du centre et du nord-ouest cette-fois. Et on a comme le pressentiment que l’Australie n’a pas fini de nous émerveiller!

 

4 Comments

  1. Bonjour les Robinsons ! Images magnifiques, régions sublimes, encore des paysages à couper le souffle , décidément vous êtes doués dans les documentaires…juste il manque un peu de photos des serpents ?? j’attends les koalas avec impatience !! Gros bisous et espérons que vous allez bien. Les Parietti

    • Le monde autour

      Merci merci 🙂 Haha ils étaient trop rapides, et nous trop occupés à s’en sauver! Malheureusement pour les koalas sauvages on est pas dans la bonne région… zut faudra revenir ;)! Gros becs

  2. Pich

    Pffff… c’est quoi tout ce soleil et ces beaux éléphants ? De la vengeance parce que nous on a eu du -20° et que vous n’avez pas pu en profiter ?

    Sacré détente la Sarah ! Arnaud t’aurais dû prendre un petit skateboard pour la Wave Rock,
    ça aurait fait son effet 😀

    • Le monde autour

      Oh mais tu sais toute cette chaleur ça a des inconvénients: coups de soleil, pas moyen de rester à la plage parce qu’il fait trop chaud, les binches qui se réchauffent avant qu’on ait le temps de les boire (nan là on rigole ça arrive jamais). On espère que vous allez bien, des becs

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